Les agonistes GLP-1

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Les agonistes GLP-1

Depuis quelques années, les agonistes des récepteurs GLP-1 sont sortis de leur cadre médical initial (diabète de type 2, obésité) pour devenir des outils de plus en plus utilisés dans le bodybuilding, aussi bien en phase de sèche qu’en contexte de prise de masse contrôlée.

À la base, le GLP-1 (Glucagon-Like Peptide-1) est une hormone intestinale impliquée dans la régulation de la glycémie, de l’appétit et de la vidange gastrique. En clair :​
  • il améliore la sensibilité à l’insuline​
  • réduit les pics glycémiques​
  • ralentit la digestion​
  • agit directement sur les centres de la satiété au niveau central​
Les versions pharmacologiques modernes (injectables longue durée) amplifient et prolongent ces effets, ce qui explique leur efficacité marquée sur la perte de graisse, mais aussi leur intérêt croissant chez les utilisateurs de GH, d’insuline exogène ou de protocoles lourds.

Contrairement aux anciens « fat burners » classiques (stimulants, thyroïdiens, coupe-faim centraux), les GLP-1 :​
  • ne reposent pas sur une stimulation du SNC​
  • n’augmentent pas la pression artérielle​
  • n’accélèrent pas artificiellement le métabolisme​
  • agissent en profondeur sur la régulation énergétique​
Résultat : une perte de graisse plus progressive, plus stable, souvent avec une meilleure préservation de la masse maigre, à condition que l’apport protéique et l’entraînement suivent.

Mais leur intérêt ne s’arrête pas là.

Chez les bodybuilders, on observe aussi :​
  • une meilleure gestion de la glycémie sous GH​
  • une diminution de l’hyperinsulinémie chronique​
  • un meilleur contrôle de l’appétit en fin de cycle ou en post-blast​
  • des effets métaboliques et cardiovasculaires potentiellement favorables à long terme​
Évidemment, tous les GLP-1 ne se valent pas, et leurs profils sont très différents selon les molécules : effets sur l’appétit, tolérance digestive, impact sur la performance, gestion en prise de masse vs sèche, etc.


GLP-1, GIP, glucagon : comprendre les différences

À l’origine, ce topic devait être une plongée très approfondie dans les différences mécanistiques entre le sémaglutide, le tirzépatide et le retatrutide. En avançant dans la rédaction, je me suis rendu compte que ce niveau de détail risquait d’être trop élevé pour beaucoup de lecteurs, même sur un forum orienté performance.

L’objectif ici est donc plus simple :
  • mettre en lumière les différences clés entre ces trois peptides​
  • expliquer pourquoi ils ne sont pas interchangeables​
  • renvoyer vers la littérature scientifique pour ceux qui veulent aller plus loin​

Un agoniste simple, double ou triple : la base à comprendre

On peut déjà éliminer une confusion très courante :​
  • Sémaglutide → agoniste simple​
  • Tirzépatide → agoniste double​
  • Retatrutide → agoniste triple​
Ça paraît trivial, mais ça change absolument tout en pratique.

Sémaglutide : le GLP-1 « pur »

Le sémaglutide est un agoniste sélectif du récepteur GLP-1.
C’est, des trois, celui qui a la plus forte affinité pour le GLP-1R.

Structurellement, il est très proche du GLP-1 humain (≈ 94 % d’homologie).

Pour faire simple :
c’est du GLP-1 optimisé pour durer plus longtemps dans l’organisme.

Ses effets sont donc exactement ceux attendus d’un GLP-1 :​
  • baisse de l’appétit et du « food noise »​
  • augmentation de la satiété​
  • ralentissement de la vidange gastrique​
  • diminution de la sécrétion de glucagon​
  • amélioration de la fonction des cellules bêta​
  • meilleur contrôle glycémique​
C’est aussi pour ça que beaucoup de gens ressentent très fortement les effets du GLP-1 avec le sémaglutide, y compris les effets secondaires digestifs.
Il stimule pleinement son récepteur, sans modulation.


Tirzépatide : un double agoniste… mais déséquilibré

Le tirzépatide n’est pas un simple GLP-1 amélioré.

C’est une molécule GIP modifiée à laquelle on a ajouté une activité GLP-1.
On parle donc d’un double agoniste GIP-R / GLP-1R.

Point clé :
  • agoniste complet du récepteur GIP​
  • agoniste partiel du récepteur GLP-1​
Concrètement :​
  • liaison au GIP-R proche du GIP humain​
  • liaison au GLP-1R environ 5 fois plus faible que le GLP-1 endogène​
C’est pour ça qu’on estime (très grossièrement) qu’il faut ≈ 10 mg de tirzépatide pour obtenir un niveau d’agonisme GLP-1 proche de 1 mg de sémaglutide.
Ce n’est pas une équivalence officielle, mais une estimation issue des données actuelles.

Pourquoi ça fonctionne si bien malgré tout ?

Parce que le GIP :​
  • a un effet anti-nausée / anti-émétique​
  • améliore la tolérance digestive​
  • potentialise les effets métaboliques du GLP-1​
  • stimule l’insuline et la synthèse lipidique​

Retatrutide : la « sauce secrète » du glucagon

Le retatrutide pousse la logique encore plus loin.

Structurellement, il est très proche du tirzépatide, avec une activation supplémentaire du récepteur du glucagon (GCGR).

On se retrouve avec un triple agoniste :​
  • GLP-1R​
  • GIP-R​
  • GCGR​
Caractéristiques clés :​
  • ≈ 9× plus puissant que le GIP humain sur le GIP-R​
  • ≈ 2,5× moins puissant que le GLP-1 humain sur le GLP-1R​
  • ≈ 3× moins puissant que le glucagon humain sur le GCGR​
Ce déséquilibre est volontaire et sécuritaire.

Le glucagon :​
  • augmente la dépense énergétique​
  • stimule la lipolyse​
  • augmente la thermogenèse​
  • favorise la production de cétones​
  • améliore le débit et la contractilité cardiaque​
C’est probablement cette activation GCGR combinée à la puissance GIP qui explique :​
  • la perte de poids marquée observée en phase 2​
  • une dépense énergétique supplémentaire estimée à 150–200 kcal/jour​
  • des améliorations anecdotiques de l’endurance​

Point clé à retenir (important)

Ces médicaments sont similaires dans leur objectif, mais profondément différents dans leur fonctionnement.
  • ❌ aucune équivalence de dose fiable​
  • ❌ comparer « mg pour mg » est une erreur​
  • ❌ tirzépatide et retatrutide ne sont pas interchangeables​
L’agonisme du glucagon change littéralement la donne.

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Ouverture du sujet

J’aimerais ouvrir ce sujet comme un espace d’échange autour des GLP-1.

Le but est de centraliser les infos utiles, mais aussi et surtout vos retours terrain : ce que vous avez utilisé, dans quel contexte (sèche, masse, GH, recomposition), comment vous l’avez toléré, ce qui a bien fonctionné… et ce qui a moins bien marché.

N’hésitez pas à partager vos expériences, poser des questions ou compléter avec des sources sérieuses.
Plus il y aura de retours concrets, plus ce topic sera utile à tout le monde.
 
Les résultats de la phase 3 des essais du retatrutide ont été publiés ce mois ci.

Dans l'étude TRIUMPH-4, les participants obèses souffrant d'arthrose du genou et prenant du retatrutide 12 mg ont perdu en moyenne 28,7 % de leur poids corporel à 68 semaines

Concernant les critères d'évaluation secondaires supplémentaires, le rétatrutide a réduit les marqueurs connus de risque cardiovasculaire, notamment le cholestérol non-HDL, les triglycérides et la protéine C-réactive ultrasensible (hsCRP), et, à la dose la plus élevée, a diminué la pression artérielle systolique de 14,0 mmHg, selon l'estimateur d'efficacité.<sup> 4</sup> Dans une analyse post-hoc supplémentaire, 14,1 % des patients sous rétatrutide 9 mg et 12,0 % des patients sous rétatrutide 12 mg ne présentaient plus aucune douleur au genou à 68 semaines, contre 4,2 % sous placebo, selon les données de l'estimateur d'efficacité observé.



Très prometteur.
 
Tout d’abord merci pour ce détail c’est très bien expliqué simple efficace

Pour le tirzepatide mieux vaut l’utiliser comme indiquer cliniquement 1 fois par semaine ou tout les jours en micro d’osage ?

Car j’en entend de tout les côtés..
 
Tout d’abord merci pour ce détail c’est très bien expliqué simple efficace

Pour le tirzepatide mieux vaut l’utiliser comme indiquer cliniquement 1 fois par semaine ou tout les jours en micro d’osage ?

Car j’en entend de tout les côtés..

Le tirzépatide a une demi-vie d’environ 5 à 7 jours.
Sa concentration plasmatique est stable sur la semaine.

Les études cliniques, la tolérance, les effets glycémiques, la perte de poids, tout a été validé sur ce schéma.

La seule situation où certaines personnes fractionnent, c’est pour améliorer la tolérance digestive mais c'est pas toujours le plus efficace. Le mieux c'est de prendre son temps pour monter.
 
Le tirzépatide a une demi-vie d’environ 5 à 7 jours.
Sa concentration plasmatique est stable sur la semaine.

Les études cliniques, la tolérance, les effets glycémiques, la perte de poids, tout a été validé sur ce schéma.

La seule situation où certaines personnes fractionnent, c’est pour améliorer la tolérance digestive mais c'est pas toujours le plus efficace. Le mieux c'est de prendre son temps pour monter.
Je te remercie pour l’explication claire
 
Bonsoir

Petit retour sur le retatrutide pour ma petite expérience.
Dosage a 2mg semaine en 2 injections de 1mg , plus qu'efficace pour ma part.

Je l'ai pas utiliser sur la sèche en totalité mais en début de reverse diet pour éviter les craquages énormes que je me tape quasi systématiquement. Pas d'effet secondaires a part de très légers ballonnement au tout début de la prise .

L'appétit est réduit mais pas supprimé. Je parvenais a manger sans problèmes mais sans jamais d'envie de junk food ou de craquage alimentaire donc efficace sur ce que je cherchais.

Par contre pour moi gros boost de la dépense énergétique je continuais a perdre du poids malgré des kcals bien supérieurs a ma maintenance habituelle.
Jai du remonter a 3800 kcal par jour pour 72kg pour me maintenir

Je réduis progressivement avant d'arrêter a présent.
 
Les résultats de la phase 3 des essais du retatrutide ont été publiés ce mois ci.

Dans l'étude TRIUMPH-4, les participants obèses souffrant d'arthrose du genou et prenant du retatrutide 12 mg ont perdu en moyenne 28,7 % de leur poids corporel à 68 semaines

Concernant les critères d'évaluation secondaires supplémentaires, le rétatrutide a réduit les marqueurs connus de risque cardiovasculaire, notamment le cholestérol non-HDL, les triglycérides et la protéine C-réactive ultrasensible (hsCRP), et, à la dose la plus élevée, a diminué la pression artérielle systolique de 14,0 mmHg, selon l'estimateur d'efficacité.<sup> 4</sup> Dans une analyse post-hoc supplémentaire, 14,1 % des patients sous rétatrutide 9 mg et 12,0 % des patients sous rétatrutide 12 mg ne présentaient plus aucune douleur au genou à 68 semaines, contre 4,2 % sous placebo, selon les données de l'estimateur d'efficacité observé.



Très prometteur.


Cardioprotecteur indépendamment du poids
Les agonistes de GLP-1 réduisent les événements cardiovasculaires majeurs (AVC, infarctus, décès cardiovasculaires) dans plusieurs essais cliniques, même avant la perte de poids.

Cela suggère des mécanismes pleïotropes non liés à la simple réduction de la glycémie ou du poids.

Effets sur maladie rénale et foie
Les médicaments améliorent la fonction rénale et réduisent certaines complications du diabète sur le rein.

De même, ils ont des effets potentiels sur la stéatose hépatique et pourraient réduire l’inflammation hépatique via des mécanismes indirects.

Anti-inflammatoires & immunomodulateurs
Le GLP-1 exerce une action anti-inflammatoire systémique qui passe par des voies neuronales et immunitaires, probablement indépendantes de l’effet sur l’appétit.

Applications neurologiques potentielles
Des essais cliniques sont en cours pour explorer Parkinson, déclin cognitif et autres troubles neuropsychiatriques.

Mécanismes d’action en débat
Il n’est pas clair si tous ces effets proviennent directement de récepteurs GLP-1 dans les organes ou via des effets indirects via le cerveau/l’immunité.
 

Cardioprotecteur indépendamment du poids
Les agonistes de GLP-1 réduisent les événements cardiovasculaires majeurs (AVC, infarctus, décès cardiovasculaires) dans plusieurs essais cliniques, même avant la perte de poids.

Cela suggère des mécanismes pleïotropes non liés à la simple réduction de la glycémie ou du poids.

Effets sur maladie rénale et foie
Les médicaments améliorent la fonction rénale et réduisent certaines complications du diabète sur le rein.

De même, ils ont des effets potentiels sur la stéatose hépatique et pourraient réduire l’inflammation hépatique via des mécanismes indirects.

Anti-inflammatoires & immunomodulateurs
Le GLP-1 exerce une action anti-inflammatoire systémique qui passe par des voies neuronales et immunitaires, probablement indépendantes de l’effet sur l’appétit.

Applications neurologiques potentielles
Des essais cliniques sont en cours pour explorer Parkinson, déclin cognitif et autres troubles neuropsychiatriques.

Mécanismes d’action en débat
Il n’est pas clair si tous ces effets proviennent directement de récepteurs GLP-1 dans les organes ou via des effets indirects via le cerveau/l’immunité.
Je pense que c’est entrain et ça va continuer de révolutionner la médecine moderne. Après ça serait bien d’avoir des études sur des sujets « lambda » et non pas des obèses
 
Bonsoir

Petit retour sur le retatrutide pour ma petite expérience.
Dosage a 2mg semaine en 2 injections de 1mg , plus qu'efficace pour ma part.

Je l'ai pas utiliser sur la sèche en totalité mais en début de reverse diet pour éviter les craquages énormes que je me tape quasi systématiquement. Pas d'effet secondaires a part de très légers ballonnement au tout début de la prise .

L'appétit est réduit mais pas supprimé. Je parvenais a manger sans problèmes mais sans jamais d'envie de junk food ou de craquage alimentaire donc efficace sur ce que je cherchais.

Par contre pour moi gros boost de la dépense énergétique je continuais a perdre du poids malgré des kcals bien supérieurs a ma maintenance habituelle.
Jai du remonter a 3800 kcal par jour pour 72kg pour me maintenir

Je réduis progressivement avant d'arrêter a présent.

Sema - coupe-faim continu, parfois écœurant, envie de manger en baisse

Reta - faim reduite mais satiété rapide pendant le repas

Tirz - intermédiaire : moins d’écœurement, faim réduite mais plus diffuse, la faim baisse + la satiété arrive un peu plus tôt, sans être aussi marquée que reta.

C'est juste pour l'appétit même si c'est très individuel en fonction des gens, pour le reste des bénéfices il faut voir plus haut son premier poste.

Pour quelqu'un qui ne sait pas gérer sa diète et qui utilise ce type de produit pour maigrir, l'action coupe faim est top.

Pour des pratiquants comme nous, le reta est plus intéressant grâce à sa triple action.
 
Sema - coupe-faim continu, parfois écœurant, envie de manger en baisse

Reta - faim reduite mais satiété rapide pendant le repas

Tirz - intermédiaire : moins d’écœurement, faim réduite mais plus diffuse, la faim baisse + la satiété arrive un peu plus tôt, sans être aussi marquée que reta.

C'est juste pour l'appétit même si c'est très individuel en fonction des gens, pour le reste des bénéfices il faut voir plus haut son premier poste.

Pour quelqu'un qui ne sait pas gérer sa diète et qui utilise ce type de produit pour maigrir, l'action coupe faim est top.

Pour des pratiquants comme nous, le reta est plus intéressant grâce à sa triple action.
J ai essayé les 3 et c est bien définie,
Pour moi le p'us confort est reta à 3,3mg/semaine
 
Regarde la pièce jointe 81555

Les agonistes GLP-1

Depuis quelques années, les agonistes des récepteurs GLP-1 sont sortis de leur cadre médical initial (diabète de type 2, obésité) pour devenir des outils de plus en plus utilisés dans le bodybuilding, aussi bien en phase de sèche qu’en contexte de prise de masse contrôlée.

À la base, le GLP-1 (Glucagon-Like Peptide-1) est une hormone intestinale impliquée dans la régulation de la glycémie, de l’appétit et de la vidange gastrique. En clair :​
  • il améliore la sensibilité à l’insuline​
  • réduit les pics glycémiques​
  • ralentit la digestion​
  • agit directement sur les centres de la satiété au niveau central​
Les versions pharmacologiques modernes (injectables longue durée) amplifient et prolongent ces effets, ce qui explique leur efficacité marquée sur la perte de graisse, mais aussi leur intérêt croissant chez les utilisateurs de GH, d’insuline exogène ou de protocoles lourds.

Contrairement aux anciens « fat burners » classiques (stimulants, thyroïdiens, coupe-faim centraux), les GLP-1 :​
  • ne reposent pas sur une stimulation du SNC​
  • n’augmentent pas la pression artérielle​
  • n’accélèrent pas artificiellement le métabolisme​
  • agissent en profondeur sur la régulation énergétique​
Résultat : une perte de graisse plus progressive, plus stable, souvent avec une meilleure préservation de la masse maigre, à condition que l’apport protéique et l’entraînement suivent.

Mais leur intérêt ne s’arrête pas là.

Chez les bodybuilders, on observe aussi :​
  • une meilleure gestion de la glycémie sous GH​
  • une diminution de l’hyperinsulinémie chronique​
  • un meilleur contrôle de l’appétit en fin de cycle ou en post-blast​
  • des effets métaboliques et cardiovasculaires potentiellement favorables à long terme​
Évidemment, tous les GLP-1 ne se valent pas, et leurs profils sont très différents selon les molécules : effets sur l’appétit, tolérance digestive, impact sur la performance, gestion en prise de masse vs sèche, etc.


GLP-1, GIP, glucagon : comprendre les différences

À l’origine, ce topic devait être une plongée très approfondie dans les différences mécanistiques entre le sémaglutide, le tirzépatide et le retatrutide. En avançant dans la rédaction, je me suis rendu compte que ce niveau de détail risquait d’être trop élevé pour beaucoup de lecteurs, même sur un forum orienté performance.

L’objectif ici est donc plus simple :
  • mettre en lumière les différences clés entre ces trois peptides​
  • expliquer pourquoi ils ne sont pas interchangeables​
  • renvoyer vers la littérature scientifique pour ceux qui veulent aller plus loin​

Un agoniste simple, double ou triple : la base à comprendre

On peut déjà éliminer une confusion très courante :​
  • Sémaglutide → agoniste simple​
  • Tirzépatide → agoniste double​
  • Retatrutide → agoniste triple​
Ça paraît trivial, mais ça change absolument tout en pratique.

Sémaglutide : le GLP-1 « pur »

Le sémaglutide est un agoniste sélectif du récepteur GLP-1.
C’est, des trois, celui qui a la plus forte affinité pour le GLP-1R.

Structurellement, il est très proche du GLP-1 humain (≈ 94 % d’homologie).

Pour faire simple :
c’est du GLP-1 optimisé pour durer plus longtemps dans l’organisme.

Ses effets sont donc exactement ceux attendus d’un GLP-1 :​
  • baisse de l’appétit et du « food noise »​
  • augmentation de la satiété​
  • ralentissement de la vidange gastrique​
  • diminution de la sécrétion de glucagon​
  • amélioration de la fonction des cellules bêta​
  • meilleur contrôle glycémique​
C’est aussi pour ça que beaucoup de gens ressentent très fortement les effets du GLP-1 avec le sémaglutide, y compris les effets secondaires digestifs.
Il stimule pleinement son récepteur, sans modulation.


Tirzépatide : un double agoniste… mais déséquilibré

Le tirzépatide n’est pas un simple GLP-1 amélioré.

C’est une molécule GIP modifiée à laquelle on a ajouté une activité GLP-1.
On parle donc d’un double agoniste GIP-R / GLP-1R.

Point clé :
  • agoniste complet du récepteur GIP​
  • agoniste partiel du récepteur GLP-1​
Concrètement :​
  • liaison au GIP-R proche du GIP humain​
  • liaison au GLP-1R environ 5 fois plus faible que le GLP-1 endogène​
C’est pour ça qu’on estime (très grossièrement) qu’il faut ≈ 10 mg de tirzépatide pour obtenir un niveau d’agonisme GLP-1 proche de 1 mg de sémaglutide.
Ce n’est pas une équivalence officielle, mais une estimation issue des données actuelles.

Pourquoi ça fonctionne si bien malgré tout ?

Parce que le GIP :​
  • a un effet anti-nausée / anti-émétique​
  • améliore la tolérance digestive​
  • potentialise les effets métaboliques du GLP-1​
  • stimule l’insuline et la synthèse lipidique​

Retatrutide : la « sauce secrète » du glucagon

Le retatrutide pousse la logique encore plus loin.

Structurellement, il est très proche du tirzépatide, avec une activation supplémentaire du récepteur du glucagon (GCGR).

On se retrouve avec un triple agoniste :​
  • GLP-1R​
  • GIP-R​
  • GCGR​
Caractéristiques clés :​
  • ≈ 9× plus puissant que le GIP humain sur le GIP-R​
  • ≈ 2,5× moins puissant que le GLP-1 humain sur le GLP-1R​
  • ≈ 3× moins puissant que le glucagon humain sur le GCGR​
Ce déséquilibre est volontaire et sécuritaire.

Le glucagon :​
  • augmente la dépense énergétique​
  • stimule la lipolyse​
  • augmente la thermogenèse​
  • favorise la production de cétones​
  • améliore le débit et la contractilité cardiaque​
C’est probablement cette activation GCGR combinée à la puissance GIP qui explique :​
  • la perte de poids marquée observée en phase 2​
  • une dépense énergétique supplémentaire estimée à 150–200 kcal/jour​
  • des améliorations anecdotiques de l’endurance​

Point clé à retenir (important)

Ces médicaments sont similaires dans leur objectif, mais profondément différents dans leur fonctionnement.
  • ❌ aucune équivalence de dose fiable​
  • ❌ comparer « mg pour mg » est une erreur​
  • ❌ tirzépatide et retatrutide ne sont pas interchangeables​
L’agonisme du glucagon change littéralement la donne.

Regarde la pièce jointe 81554


Ouverture du sujet

J’aimerais ouvrir ce sujet comme un espace d’échange autour des GLP-1.

Le but est de centraliser les infos utiles, mais aussi et surtout vos retours terrain : ce que vous avez utilisé, dans quel contexte (sèche, masse, GH, recomposition), comment vous l’avez toléré, ce qui a bien fonctionné… et ce qui a moins bien marché.

N’hésitez pas à partager vos expériences, poser des questions ou compléter avec des sources sérieuses.
Plus il y aura de retours concrets, plus ce topic sera utile à tout le monde.
J'ai essayé la retatrutide, diminution de l'appétit sans m'empêcher de manger mais pendant un période de sèche j'ai trouvé ça vraiment efficace

J'ai un mec dans ma salle qui lui l'utilise à 2.5mg pendant ses prises de masses sous hgh et insu rapide, sûrement pour la sensibilité à l'insuline et pour faire moins de fat pendant ses cures.
Je ne pourrai pas vous dire si c'est une erreur ou pas mais en tout cas ça lui réussi bien.
 
Dernière édition:
Salut a tous
Suite a mon précédent post je rajoute une precision sur l'impact cardio dont je navais pas parlé.

Depuis utilisation du Reta je me suis acheté une montre connectée qui track ma FC ainsi que VFC (variabilité de la fréquence cardio)
Jai pas de données sur le avant / pendant de ce fait.

Je constate quand meme qu'après une quinzaine de jour de réduction des doses (passage de 2mg semaine a 0,8 semaine en une seule injection) ma FC au repos a diminuée de 6bpm sans changement de routine mais c'est la nuit que c'est le plus marqué (quasi 10 bpm en moins )
La VFC a aussi nettement augmentée et mes nuits sont meilleures.

D'après les retours la sensibilité cardiaque au Reta à l'air propre a chacun mais ce serait intéressant d'avoir des retours la dessus.

Je crois que j'avais vu un post de John Jewett qui expliquait avoir stop le Reta pour des problèmes similaires (sommeil et FC) il expliquait tirer un bénéfice du Reta sur la sensibilité a l'insuline mais que l'impact sur la recup n'en valait pas la chandelle.
 
Salut a tous
Suite a mon précédent post je rajoute une precision sur l'impact cardio dont je navais pas parlé.

Depuis utilisation du Reta je me suis acheté une montre connectée qui track ma FC ainsi que VFC (variabilité de la fréquence cardio)
Jai pas de données sur le avant / pendant de ce fait.

Je constate quand meme qu'après une quinzaine de jour de réduction des doses (passage de 2mg semaine a 0,8 semaine en une seule injection) ma FC au repos a diminuée de 6bpm sans changement de routine mais c'est la nuit que c'est le plus marqué (quasi 10 bpm en moins )
La VFC a aussi nettement augmentée et mes nuits sont meilleures.

D'après les retours la sensibilité cardiaque au Reta à l'air propre a chacun mais ce serait intéressant d'avoir des retours la dessus.

Je crois que j'avais vu un post de John Jewett qui expliquait avoir stop le Reta pour des problèmes similaires (sommeil et FC) il expliquait tirer un bénéfice du Reta sur la sensibilité a l'insuline mais que l'impact sur la recup n'en valait pas la chandelle.

Sous retatrutide, l’agonisme glucagon induit :
-une activation sympathique chronique
-une baisse du tonus vagal
-une FC plus élevée, surtout la nuit
-une VFC dégradée donc parfois une récupération moins efficace

La sensibilité au reta est clairement individuelle. Certains encaissent très bien, d’autres beaucoup moins.
 
Petit retour après presque deux semaines pleines d’utilisation.

J’ai commencé à 1 mg au départ. À la base, je comptais démarrer directement à 2 mg, mais je me suis trompé dans ma reconstitution et, j’ai préféré observer avant de corriger.

Très vite, 1 mg s’est révélé un peu trop léger pour moi.
Du coup, première semaine : montée à 2 mg en rajoutant une injection, puis maintien à 2 mg sur la deuxième semaine.

Honnêtement, je pensais devoir monter plus haut, mais au final pas forcément.

Je constate déjà un effet bien présent sur l’appétit, mais pas de façon brutale ou écœurante.

Le soir, il m’arrive d’avoir "du mal" à finir mes repas, non pas parce que ça me coupe l’appétit violemment, mais simplement parce que je n’ai pas spécialement faim.

Le midi au travail, quand je suis pris dans mes sujets, je peux carrément zapper la pause déjeuner si je ne regarde pas l’heure.

Côté perte de poids, c’est franchement sympathique sur un laps de temps aussi court.
Je ne sais pas si c’est principalement l’effet glucagon, la réduction calorique, ou un mix des deux, mais le changement est bien visible en deux semaines.

À noter que je n’ai pas drastiquement baissé mes calories :
je dois être sur un déficit d’environ 200–300 kcal/jour, peut-être même un peu moins.

Concernant les effets secondaires :
-aucun souci digestif
-aucune gêne particulière
-pas de problème de pression artérielle
-pas d’augmentation du BPM

Demon côté, RAS pour l’instant.
Je continuerai à faire un retour au fil des semaines pour voir comment ça évolue sur la durée.
 

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