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L’hormone de croissance en pratique : une question de rythme, pas seulement de dose.
Dans cette article je vais vous exposer l'intérêt d'utiliser de la Gh, pourquoi et le timing à employer en fonction de vos objectifs. Il est évident qu'il faut au préalable avoir réfléchi a une stratégie ou un protocole afin de ne pas partir dans tout les sens et vous retrouvé à douter de son efficacité car au final vous l'utilisé MAL.
Chez le bodybuilder, la Gh n’est presque jamais utilisée pour ce qu’elle est réellement c'est a dire une hormone de rythme biologique.
Dans le milieu comme vous le savez on parle souvent d’UI, de stack, d’associations.
Mais la GH n’est pas une molécule anabolique classique en soit ce n’est ni de la testostérone, ni la nandrolone, ni même l’insuline.
C’est une hormone qui est chef d’orchestre métabolique.
Et c’est précisément pour ça que son intérêt dépend beaucoup plus du moment où elle est injectée que de la quantité injectée, pourquoi ?
Le corps ne réagit pas pareil à la GH selon qu’il est :
- en phase de jeûne
- en activité
- en récupération
ou en sommeil profond
Ce sont 4 états physiologiques, quatre réponses différentes.
Nous allons les décrypter ici :
Le matin : la GH métabolique
Au réveil, l’organisme est encore sous dominance nocturne : glycémie basse, insuline basse, cortisol en montée.
C’est un moment particulier parce que la GH agit alors surtout comme hormone de mobilisation énergétique.
Elle antagonise l’insuline, stimule la lipolyse et pousse le corps à libérer des acides gras pour alimenter le cerveau et les muscles.
C’est là qu’apparaît le fameux effet recherché par beaucoup et même pratiquer par les compétiteur accompagné d'un cardio en restant à jeun pour mobiliser d'avantage de graisse.
la sensation de “sécher sans régime”.
Mais ce n’est pas magique.
La GH ne brûle pas la graisse à proprement parlé :
Elle oblige simplement le corps à choisir la graisse comme carburant si rien d’autre n’est disponible c'est pourquoi il est idéal de faire du cardio derrière pour accentue cet état :
le muscle travaille alors dans un environnement pauvre en glucose et riche en acides gras circulants.
On ne construit rien à ce moment-là.
On change simplement la préférence énergétique.
Avant l’entraînement : la GH permissive
Avant l’entraînement, l’intérêt n’est plus vraiment la lipolyse.
Ce qui change, c’est la sensibilité cellulaire.
La GH augmente la disponibilité des substrats et prépare le tissu musculaire à accepter des nutriments pendant l’effort.
Elle modifie la manière dont le muscle capte ce qui circule, mais elle n’est pas elle-même anabolisante directement.
C’est pour cela que certains athlètes associent cette période à un environnement hyper-nutritif pendant la séance.
L’idée physiologique derrière cette pratique est simple :
Le muscle contracté est déjà une éponge métabolique.
La GH accentue ce phénomène indirectement via l’IGF-1 local et les signaux intracellulaires.
Mais il faut comprendre une chose essentielle :
la GH seule n’est pas un moteur, c’est un amplificateur,
Elle ne crée pas l’anabolisme en soit mais elle augmente drastiquement la réponse à ce qui est déjà présent : en quelque sorte elle potentialise l'anabolisme via toute cette stimulation de la synthèse des protéinés d'où l'importance d'un apport nutritionnel calibré et un entrainement intensif.
Après l’entraînement : la GH de construction
C’est probablement le moment où la GH correspond le plus à l’image qu’on lui donne dans le bodybuilding.
Après un entraînement, le muscle est inflammatoire, perméable, désorganisé.
Les micro-lésions déclenchent une cascade locale de facteurs de croissance dont l’IGF-1 mécanique.
Dans ce contexte, la GH agit surtout comme une hormone de réparation : elle favorise la synthèse protéique indirecte, la prolifération des cellules satellites et la restauration du tissu conjonctif.
Ce n’est pas une hypertrophie immédiate.
C’est une amélioration de la qualité de récupération.
Beaucoup ressentent à cette période :
- moins de douleurs tardives
- une récupération nerveuse plus rapide
- un volume musculaire plus stable entre les séances
Ce n’est pas l’effet soufflé mais plus tôt densifié.
Le soir : la GH biologique
La nuit reste le moment où la GH est naturellement la plus élevée chez l’humain.
Pendant le sommeil profond, le corps bascule dans un état entièrement différent :
- insuline très basse
- activité sympahique minimale
- réparation tissulaire maximale
Injecter la GH à ce moment n’imite pas vraiment le pic naturel mais cela va prolonger l’environnement de réparation.
L’effet recherché ici n’est pas métabolique ni performance :
c’est la restauration.
Tendons, articulations, peau, système nerveux autonome…
les tissus lents sont ceux qui semblent le plus influencés par cette période.
Beaucoup d’athlètes décrivent surtout une modification qualitative : le corps récupère mieux que les muscles ne grossissent.
Pour conclure :
Ce que l’on comprend avec le temps :
La GH n’est pas une hormone de transformation visible rapide vous l'avez compris mais c’est une hormone d’orientation physiologique qui rend :
1 - le jeûne plus lipolytique
2 - l’effort plus nutritif
3 - la récupération plus constructive
4 - le sommeil plus réparateur
Elle n’ajoute pas de muscle directement mais elle modifie l’environnement dans lequel le muscle évolue.
C’est pour cela que deux athlètes utilisant la même quantité peuvent obtenir des effets radicalement différents :
ils ne l’utilisent pas dans le même état biologique : Diet, training, métabolisme, morphologie, poids....
Finalement la Gh et ses bénéfices sont souvent du à la synergie entre plusieurs paramètre qu'il ne faudra pas négliger.
Elle ne change pas le corps par sa puissance, mais par le moment où on la place dans la journée biologique.
Et chez l’athlète expérimenté, on finit par comprendre que ce n’est pas “combien”, mais surtout “quand” qui semble modifier la perception des effets !
A vous de faire votre choix .
