[Guide] Les peptides

D-TIER
HEXARELIN • GHRP-2 • GHRP-6

Pourquoi D ?

Parce que oui, ça stimule, oui ça peut “marcher”, mais c’est souvent sale, imprévisible, et moins agréable que les alternatives modernes.

  • GHRP-6 : connu pour la faim de l’espace. Si ton objectif c’est de perdre du gras, c’est littéralement un prank.
  • GHRP-2 : effets variables, parfois plus d’emmerdes que de bénéfices.
  • HEXARELIN : plus “agressif”, plus d’aléas, et globalement pas worth it face à ipamorelin/approches plus propres.

Pour faire un retour, avec un gars on avaient essayé le GHRP-6 (Driada) pour augmenter l'appétit. Ça fonctionne incroyablement bien la première fois mais très rapidement il n'y a plus aucun effet le corps s'habitue même en augmentant la dose.
 
Pour faire un retour, avec un gars on avaient essayé le GHRP-6 (Driada) pour augmenter l'appétit. Ça fonctionne incroyablement bien la première fois mais très rapidement il n'y a plus aucun effet le corps s'habitue même en augmentant la dose.
c'est un coup à se choper une gynéco ce peptide
tout ça pour l'appétit c'est un peu con je trouve
 
Pour faire un retour, avec un gars on avaient essayé le GHRP-6 (Driada) pour augmenter l'appétit. Ça fonctionne incroyablement bien la première fois mais très rapidement il n'y a plus aucun effet le corps s'habitue même en augmentant la dose.

Augmenter son appétit, c'est quelque chose qui est bien plus compliqué que de le diminuer finalement.
 
SS-31 (Elamipretide) – Le peptide mitochondrial

On voit passer SS-31 partout depuis quelques années. Certains le présentent comme un “booster d’énergie”, d’autres comme un peptide miracle anti-âge, et quelques-uns comme un outil de récupération ultime pour bodybuilders sous cycle lourd.

La réalité est plus intéressante… et plus subtile.

SS-31, aussi appelé Elamipretide, n’est pas un peptide anabolique.
Ce n’est pas un stimulant.
Ce n’est pas un activateur mTOR.
Ce n’est pas un “fat burner”.

C’est un peptide structurel ciblant la mitochondrie.

Et c’est là que ça devient sérieux.

Comprendre la cible : la membrane interne mitochondriale

La majorité des discussions sur la performance parlent d’hormones, de nutriments, de signalisation cellulaire.
Mais très peu parlent de l’architecture.

Or, la mitochondrie n’est pas juste une “centrale énergétique”. C’est une structure ultra-organisée. La membrane interne contient la chaîne respiratoire et repose sur un phospholipide clé : la cardiolipine.

Quand cette cardiolipine s’oxyde, la membrane perd en stabilité.
La chaîne respiratoire devient moins efficace.
Les électrons “fuient”.
Les ROS augmentent.
L’ATP produit est moins bien couplé.

Ce n’est pas un problème de carburant.
C’est un problème d’infrastructure.

SS-31 agit précisément à ce niveau. Il se lie à la cardiolipine et stabilise la membrane interne. En théorie, cela réduit les fuites d’électrons, améliore le couplage oxydatif et diminue le stress oxydatif mitochondrial.

Autrement dit : il tente de réparer le moteur avant d’augmenter le régime.

Ce que la recherche montre réellement

SS-31 a été étudié dans des contextes médicaux sérieux, notamment dans le syndrome de Barth et certaines pathologies cardiaques liées à une dysfonction mitochondriale. Ce n’est pas un peptide sorti d’un forum.

Les données montrent :

– amélioration de la bioénergétique mitochondriale
– réduction du stress oxydatif
– meilleure organisation de la membrane interne
– amélioration de certains paramètres fonctionnels cardiaques

Ce qui est important : les effets sont plus marqués chez les sujets présentant une dysfonction préalable.

Chez un organisme déjà “optimal”, l’effet peut être faible.

Ce que SS-31 n’est PAS

Ce n’est pas un accélérateur de synthèse protéique.
Ce n’est pas un substitut à la GH.
Ce n’est pas un activateur direct d’AMPK comme MOTS-C.
Ce n’est pas un booster dopaminergique.

Tu ne ressens rien de spectaculaire.

Pas de rush.
Pas de pump différent.
Pas d’agressivité accrue à l’entraînement.

C’est probablement l’un des peptides les plus “invisibles” en termes de ressenti.

Maintenant parlons musculation

C’est là que ça devient intéressant.

Un bodybuilder en cycle lourd n’est pas dans un état physiologique neutre.

On cumule :
– augmentation du stress oxydatif
– surcharge métabolique
– volume d’entraînement élevé
– GH et insuline qui modifient profondément le métabolisme
– inflammation systémique plus élevée

Dans ce contexte, les mitochondries prennent cher.
Stabiliser la membrane mitochondriale peut alors théoriquement :

– améliorer la tolérance au volume
– lisser la fatigue systémique
– réduire le “crash” nerveux
– améliorer la récupération inter-séance

Ce n’est pas un anabolisant. C’est un optimisateur de terrain cellulaire. Si tu cherches +5 kg sur ton squat en 3 semaines, passe ton chemin.

Si tu cherches à maintenir un haut niveau de performance sur 16 semaines de préparation, ça devient plus cohérent.

Pour qui c’est réellement pertinent ?

À mon sens :

– Athlètes de plus de 35 ans
– Bodybuilders avec historique de cycles lourds
– Personnes ayant une récupération en baisse
– Profils fatigués malgré diète et sommeil corrects
– Préparations longues avec cardio important

Pour un gars de 25 ans avec une bonne récupération, c’est probablement inutile.

Pour quelqu’un sous AAS, GH, insuline, haut volume et cardio quotidien, la question devient plus sérieuse

Les limites et les inconvénients

Le premier problème, c’est le coût.
C’est un peptide cher pour un effet subtil.

Deuxième problème : la réponse est très variable.
Si tu es déjà en bonne santé mitochondriale, l’effet peut être quasi imperceptible.

Troisième point : peu de données en contexte bodybuilding. On extrapole à partir de modèles médicaux.

Quatrième point : qualité des sources.
La stabilité et la pureté comptent énormément pour ce type de molécule.

Enfin, ce n’est pas une béquille magique.
Si ton sommeil est mauvais, ton insuline mal gérée et ton volume incohérent, SS-31 ne compensera pas ça.

Comparaison intelligente avec d’autres peptides

MOTS-C agit principalement comme signal métabolique via AMPK.

Les boosters NAD+ agissent sur les cofacteurs énergétiques.

La GH influence la biogenèse mitochondriale indirectement.

SS-31 agit sur la structure.
Dans une logique hiérarchique :

Structure → Fonction → Signal.
Réparer avant de pousser.

C’est une approche plus mature, moins spectaculaire, mais potentiellement plus rationnelle.

Mon avis

SS-31 n’est pas un game changer en musculation.

Mais ce n’est pas non plus un gadget.

C’est un outil d’optimisation fine.
Probablement plus pertinent en prévention et en maintien qu’en construction brute.

Ceux qui en attendent un effet “dopant” seront déçus.
Ceux qui comprennent la physiologie mitochondriale verront l’intérêt stratégique.

La vraie question n’est pas “est-ce que ça marche ?”

La vraie question est :
Dans quel contexte physiologique est-ce que ça apporte quelque chose ?

Et là, la réponse dépend entièrement de ton profil.
 

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